COSI SON TUTTE ! (Toutes d.. Censuré… !) Comédie mafieuse et musicale signée Michel Heim

 

 

Palerme, fin des années 50. Son ami Volpone mort, Don Leone sur le casino et la mafia locale. Luciano, le fils de Volpone, qui est allé faire fortune à Cuba dans les trafics en tous genres, est contraint de quitter l’ile, chassé par la révolution castriste. Il revient au pays bien décidé à reprendre la direction du casino qui appartenait à son père, mais aussi à prendre possession d’Isabella, une jeune chanteuse que Don Leone vient d’engager et dont il a fait sa maîtresse.
Entre le vieux parrain tout puissant et le jeune sans un sou, Isabella a-t-elle vraiment le choix ? Et si c’était elle qui les possédait tous les deux ?
Il faut toujours se méfier des femmes. « Toutes des p….!» Don Leone et Luciano ont peut-être eu tort de l’oublier.

Une comédie entièrement musicale, résolument machiste et politiquement incorrecte !

A partir de 12 ans   –   Durée : 1h05

 

DISTRIBUTION

Mise en scène : Hugo Verrecchia
Don Leone : Giorgio Carpintieri
Isabella : Aude Carpintieri
Luciano Volpone : François Tantot

Décors : Giorgio Carpintieri, Milena Tusa, Audrey Malecot  ,  Costumes : Milena Tusa,  Création lumière : Stéphan Meynet

L’INTENTION

« Così son tutte », paraphrase et est un jeu de mots sur « Così fan tutte » de W.A.Mozart.
Une nouvelle idée de Michel Heim comme réponse à une commande de la Compagnie Soleluna, suite à une longue conversation avec Giorgio Carpintieri, qui en a pris l’initiative.
Cette référence irrespectueuse à Mozart et à l’art lyrique, met le spectateur dans l’ambiance musicale de cette pièce, que l’auteur conçoit comme une sorte « d’opérette » : une opérette du XXIème, une fête théâtrale où sont mêlés jeu d’acteur, chant, musique et…chorégraphie. Un difficile pari sur le théâtre comme art polyvalent.

Pour mener ce projet artistique, la Compagnie Soleluna s’est adressée à un metteur en scène et chorégraphe lyonnais de grand talent : Hugo Verrecchia, qui connaît bien le registre décalé et un peu « fou » de l’opérette.

Un chorégraphe parle avec le corps et fait parler les corps. Ainsi Hugo Verrecchia ne s’exprime pas avec des grands discours ou avec une prétendue dramaturgie, là où elle doit se soumettre à l’expression du mouvement, à la force visuelle de l’image et même à l’artifice improvisé au gré de l’énergie du comédien.
En professionnel attentif qu’il est, Hugo Verrecchia a fait siennes les nombreuse contraintes fixées par Giorgio Carpintieri (qui a voulu porter ce projet et a mis à disposition des participants son expérience du vécu sicilien) : tourner en ridicule, sans aucune retenue, ce milieu criminel, nommé « Mafia » ; mettre en évidence les fausses valeurs de ces hommes se croyant des chevaliers d’autres temps ; l’opportunisme sans scrupules de la jeune relève, ayant ses références dans le monde de la criminalité américaine ; le travail difficile et souterrain d’une justice d’Etat, trop fréquemment pris au piège par ce pouvoir parallèle. Voilà les ingrédients qui ont alimenté l’écriture et la mise en scène. La finalité de ce « repas » de fête (la première représentation est programmée pour le 31 décembre 2015) est la fête elle-même, l’idée de faire passer un message en riant, en chantant et en dansant.
Des images, donc, comme autant de tableaux qui s’animent par le jeu mystérieux de la musique. Vieilles chansons, de la variété internationale, s’entrelacent avec des airs d’opéra et d’opérette : de Richard Rodgers à Dean Martin, Elton John, Celentano en passant par Line Renaud, Serge Reggiani et Ennio Morricone, mais cadrés par G. Verdi, G. Bizet et J. Offenbach. Bref c’est la fête et tout est permis.
C’est ainsi que Hugo Verrecchia a choisi de parler au public.

L’AUTEUR

Michel Heim est né à Paris en 1945. Il débute au théâtre dans la compagnie Les Caramels Fous. Comédien et chanteur il écrit pour la célèbre troupe de gays militants une dizaine de spectacles musicaux cocasses et débridés, dont Les Dindes galantes qui obtient un Molière du Théâtre Privé en 2006.
Auteur d’une vingtaine de comédies pastiches, pseudo-littéraires ou historiques, il excelle en virtuose du détournement, poussant l’art du stéréotype pour en révéler les dessous plus complexes, plus humains.
En 2012, Michel Heim écrit pour la Compagnie Soleluna Besame Macho qui rencontre le succès la même année en Avignon.
Composée en exclusivité pour la Compagnie Soleluna, Le Maître et le Chanteur est sa première comédie tragique.

 

Crédits photos : Margaux Pélisson et David Gaubiac

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