ORGIE ROMAINE « Tragédie musicale » de Michel Heim

 

C’est la fin de l’année 54 après Jésus Christ, Néron a 17 ans et devient empereur. Il veut éloigner Agrippine, sa mère, des affaires d’État… Mais il veut rapprocher Britannicus des affaires… d’amour ! C’est le commencement d’une série de querelles familiales saura conduire vers une solution… amiable et collective !
Une pièce qui nous plonge dans l’intimité de cette famille impériale, où deux frères se chamaillent, comme d’habitude, sous les yeux amusés de Narcisse, esclave affranchi et « objet » des fantasmes sexuels d’Agrippine. Junie, esclave de Britannicus, saura-t-elle tirer parti de ces tragiques querelles ?
Car Néron aime Britannicus qui aime Junie qui aime Agrippine qui aime Narcisse qui n’aime que lui-même. Tragique… mais tout en musique et chansons !

A partir de 12 ans   –   Durée : 1h10

DISTRIBUTION

Mise en scène : Giorgio Carpintieri
Agrippine : Giorgio Carpintieri
Junie : Aude Carpintieri
Britannicus : François Tantot
Néron : Michel Vall
Narcisse : Gaël Dubreuil
Guitare : Giacomo Anastasi,  Basse : Pascal Bonnet,  Piano : Eun-Young Yoon
Conseil Vocal : Véronique Dupin,   Collaboration artistique : Hugo Verrecchia,   Création lumière : Frank Demaret,   Décors  et costumes : Milena Tusa,   Maquillages et coiffures : Pascale Bertotto

L’INTENTION

Néron, Britannicus et Junie : trois adolescents qui se retrouvent contraints, par le jeu de l’histoire, à assumer des rôles qui parfois les surprennent. (…) La maladresse de ces trois personnages atteint l’absurde lorsqu’elle est confrontée au jeu cynique du pouvoir des adultes : Agrippine, impératrice à la « retraite », qui ne sait pas renoncer au pouvoir sur les hommes et les choses ; Narcisse, ancien gladiateur-esclave affranchi, être dans l’ombre et…
de l’ombre, manipulateur, aimant l’intrigue et… son image : tous les éléments de la tragédie sont réunis et pourtant l’écriture de Michel Heim en fait une farce pétillante et savoureuse, notamment par l’utilisation de l’alexandrin.
J’ai souhaité orienter la mise en scène sur deux directions parallèles et complémentaires. D’une part la valorisation de l’alexandrin (…) à l’intérieur duquel toutes les libertés de la farce trouvent leur place avec l’élégance et la théâtralité bien éloignées de la grossièreté et de l’amateurisme d’une certaine comicité contemporaine. D’autre part, j’ai voulu faire émerger le paradoxe résultant de la confrontation, et parfois de l’affrontement, des caractères des personnages adolescents-adultes, qui n’était pas seulement théâtrale, mais aussi réelle et historiquement prouvée. J’ai voulu un jeu simple, mesuré et mettant en exergue le texte.
La version des faits rapportée par Michel Heim me convient parfaitement… !
Giorgio Carpintieri

L’AUTEUR

Michel Heim est né à Paris en 1945. Il débute au théâtre dans la compagnie Les Caramels Fous. Comédien et chanteur, il écrit, pour la célèbre troupe de gays militants, une dizaine de spectacles musicaux cocasses et débridés, dont Les Dindes galantes, qui obtient un Molière du Théâtre Privé, en 2006.
Auteur d’une vingtaine de comédies pastiches, pseudo-littéraires ou historiques, il excelle en virtuose du détournement, poussant l’art du stéréotype pour en révéler les dessous plus complexes, plus humains.
En 2012, Michel Heim écrit pour la Compagnie Soleluna, Besame Macho, qui rencontre le succès la même année en Avignon.
Composée en exclusivité pour la Compagnie Soleluna, Le Maître et le Chanteur est sa première comédie tragique.

 

 

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