TRAVAIL ET REVOLTE chansons italiennes de femmes révoltées

 

 

Très souvent la révolte s’exprime en musique et chanson. Cela est encore plus vrai en Italie, pays musical par excellence. Mais ce seront surtout les femmes à conduire cette action, avec force et vigueur, émotion et courage, dans une existence de détresse quasi permanente. Révolte contre les guerres, toujours injustes ; contre l’exploitation de la main d’œuvre ; contre l’éloignement forcé des émigrées… Des tableaux bouleversants d’un pays qui cherchait sa stabilité dans un monde en évolution, que les femmes ont vécu dans leurs  tripes ! 

 

DISTRIBUTION

Idée originale et mise en scène : Giorgio Carpintieri
Création lumière : Marie Vuylsteker
Costumes : Milena Tusa-Carpintieri

Giacomo Anastasi : guitare, mandole, chant
Maud Ardiet : harpe, accordéon, chant
Aude Carpintieri : chant
Guy Pastor : contrebasse
Eun-Young Yoon : clavier

 

INTENTION

« A peine levée, à l’aube, je dois me rendre à la rizière, pour travailler dur, entourée d’insectes et de moustiques…
Bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao ! » 

Des conditions de travail proches de l’esclavage ont été dénoncées en Italie par les mouvements de femmes, qui étaient les principales victimes d’un système économique pervers généralisé, après l’unité du Pays.
Un des moyens de lutte et de protestation a été la chanson, dont les textes simples et naïfs rendaient publiques les souffrances, l’isolement et l’exploitation qui les  engendraient. Les mélodies, d’approche souvent facile, permettaient d’êtres retenues et donc, de multiplier l’effet de propagande de ces voix émergeant du fond du cœur et soutenues par une « colère » diffuse.

Ces chansons n’ont jamais abandonné la mémoire collective du peuple italien, même si aujourd’hui elles ont été emprisonnées dans le patrimoine folklorique du Pays, plutôt que dans celui historique qui en légitimait la nature.
Les présenter au public, moins dans leur adaptation « légère » et « touristique » que dans la force contestataire de l’instrument de lutte qu’elles voulaient être, c’est rendre hommage aux milliers de femmes tombées au travail, sur les champs du combat ou dans les prisons du Royaume d’Italie. Mais c’est aussi faire découvrir une composante fondamentale d’une large tranche de la culture musicale contemporaine italienne, qui n’a jamais abandonné l’engagement social et la conscience politique.
C’est dans ce terreau, dans la souffrance des abandons des familles, du foyer, de sa Terre natale, de la dureté de la survie, que naissent des voix fortement caractérisées capables d’apporter la vie sur la crête d’une vague de révolte.

La mise en scène se veut très simple, car j’ai essayé de la mettre humblement au service des voix et de la musique, en confiant aux ambiances lumineuses la charge émotionnelle des situations illustrées.

Giorgio Carpintieri

 

 

 

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